بسم الله الرحمن الرحيم

اللهم صل على سيدنا محمد الفاتح لما أغلق والخاتم لما سبق ناصر الحق بالحق والهادي إلى صراطك المستقيم وعلى آله حق قدره ومقداره العظيم

Cheikh Ahmed Tidjani

Qu'ALLAH l'agrée

Il était un Imam juste et un savant œuvrant, il a pris la Tariqa de Seïdina Ahmed Tijani (suite à l'autorisation du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)). Il lui a attesté qu'il faisait partie de sa descendance.

Il a assisté aux prodiges de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), ce qui a raffermi sa croyance en lui. Aussi, le Sultan a refusé les paroles des opposants à Seïdina Ahmed Tijani (et justement, à cette époque, ils étaient nombreux).

Il a été rapporté qu'il faisait souvent la demande à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) pour qu'il lui permette de voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en état d'éveil. Notre Maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui disait : « J'ai bien peur que tu ne puisses supporter cela »

Sa demande fût si persistante et Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ne pouvant le convaincre d’y renoncer, il finit donc par le lui accorder. À cet effet, il lui recommanda tout d'abord de garder le secret, de consacrer un lieu pur et entièrement vide réservé spécialement pour cela, et enfin, d’être seul.

Il avait tout préparé suivant les recommandations et lorsqu'il décida de pénétrer dans cet endroit, il fut pris d'une très grande crainte révérencielle (haïba). De ce fait, il n'a pas pu s'installer seul à l'intérieur afin de réciter ce qu'il avait reçu comme Dhikr particulier. Vu l'importance de ses émotions, il demanda à Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) de l'assister personnellement.

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Le savant dont la renommée s’est propagée à l’ensemble des contrées, l’homme à la poitrine de laquelle ont émergé les sources des secrets, Abou-l-‘Abbas Sidi Ahmed ibn 'Achour Semghouni (qu’Allah l’agrée). Ce maître majestueux était très aimé auprès de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et ce, malgré son jeune âge. Son père faisait partie des proches particuliers de Seïdina.

À la mort du père de notre personnage, sa mère l’emmena à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) afin qu’il invoque en sa faveur et il était alors un jeune enfant. Seïdina Ahmed Tidjani invoqua en sa faveur puis il crachota dans sa bouche et depuis lorsqu’il parlait ses auditeurs espéraient que plus jamais il ne se taise en raison de ce qu’Allah faisait surgir sur sa langue comme sagesse Seigneuriale et connaissance subtile. Il était une source de savoir et un Kaouthar où pouvaient s’abreuver les élites et le commun. Le fils de Seïdina, Sidi Mohammed El Habib (qu’Allah l’agrée) le respectait énormément et il a appris diverses sciences auprès de lui. De plus, à l’époque de l’oppression de la gent injuste envers les gens de cette région, il lui demanda de composer des vers afin de les réciter après l’accomplissement de la Wadhifa et depuis, c’est ce qui est récité dans ces régions.

Lorsque les ennemis s’emparèrent du pays, ils envoyèrent une lettre à Sidi Ahmed ibn ‘Achour (qu’Allah l’agrée) afin de l’inviter à venir enseigner la science à Alger alors que bien entendu leur objectif était de l’emprisonner. Il fut très inquiet et il répondit au gouverneur d’Alger par un refus, celui-ci lui renvoya alors un courrier lui demandant de demeurer où il était pour l’enseignement de la noble science comme à son habitude, mais en revanche il devrait désormais payer un fort tribut. Notre personnage n’accepta pas cette injustice et en fut irrité, il décida alors de fuir en direction de la ville de Figuig, il ne se passa qu’un court moment avant qu’il ne meure comme Exilé dans la voie d’Allah.

Recherche et traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe

Le savant à la connaissance pluridisciplinaire, le juriste équitable dans le jugement à travers la loi d’Allah, Abou ‘Abdallah Sidi Mohamed Ibn Ahmed El Jabary (qu’Allah l’agrée), le Qadi du Qasr Sa’id. Il faisait partie de l’élite des élites parmi les compagnons de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), de ceux qui ont bu à son bassin, qui étaient installés sous son ombre et qui ont trouvé refuge dans sa grande valeur, se joignant à son honneur élevé jusqu’à ce que chacun parmi eux ait atteint la perfection et davantage. Il est également parmi les dix compagnons qui ont obtenu la garantie d’accéder à la Grande ouverture comme Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) l’avait informé.

On rapporte que lorsqu’il était Qadi au Qasr Sa’id, on lui avait raconté qu’une personne parmi les gens du livre s’était convertie à l’islam, que depuis sa conversion elle avait accès au dévoilement (moukachafa) et cela provoquait un étonnement auprès des gens. Afin de vérifier la véracité de cette information, il a décidé de le rencontrer et s’est donc dirigé vers lui en dissimulant sa pensée. Lorsque l’homme en question aperçut Sidi Mohamed Ibn Ahmed El Jabary (qu’Allah l’agrée) il lui dit : « Bienvenue à notre maître le Qadi, certainement tu veux ceci et cela […] » et il l’informa de son intériorité ce qui étonna notre personnage, puis il ajouta : « Maintenant si tu veux quelque chose, visite Sidi Boughaleb ».

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Le savant pieux, le connaissant Abou Ahmed Sidi 'Abbas Charaïbi (qu’Allah l’agrée) prit la Tariqa des mains mêmes de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Il but à son bassin jusqu'à devancer ses contemporains.

La raison qui l’incita à prendre la Tariqa Mohammediya est la suivante : Le sultan Maoulana Souleïman, qu'Allah sanctifie son âme au Paradis, avait pour coutume de réunir en sa présence des savants majestueux, les sommités de son époque, en vue de l'évocation et de l'enseignement de la science ainsi que la lecture des exégèses. Parmi ces savants se trouvait notamment Sidi 'Abbas Charaïbi (qu’Allah l’agrée) qui était un de ceux qui récitaient. À son arrivée à Fès, Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) fut convié à cette noble assise. Il se retrouva donc présent au sein de cette assemblée. Ce jour-là, il s'agissait du commentaire de la sourate An-N AS et à cette occasion un Cheikh se nommant Taïeb ibn Kirane commença à en en faire l’exégèse, eu égard à son rang élevé dans le domaine de la science apparente et livresque. Il fut d’ailleurs tellement éloquent sur le sujet qu’il pensait que personne n'égalerait le niveau de son interprétation, chose que pensaient également plusieurs autres membres de cette assemblée.

Après son intervention devant cette noble assise, le Sultan se tourna vers Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et lui demanda : «  Que dit le Cheikh sur ces versets ?  ». Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) commença donc à s’exprimer sur le sujet tout en exposant des arguments logiques et scripturaires jusqu'à parvenir précisément au point que le savant Taïeb ibn Kirane avait si bien détaillé, lui qui pensait encore à ce moment-là que personne ne serait en mesure d’égaler son exégèse. Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) parvenait cependant sur ce point précis et stipula à cet instant l’inexactitude de cette exégèse et qu’il ne pouvait pas alors être pris en considération par les gens doués de compréhension. Le Cheikh en question lui dit alors, tout en haussant le ton : «  Me contredirais-tu alors que je tiens cela de tel et tel commentateur ?  ». Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui répondit : « Ces propos ne tendent pas à te viser personnellement, mais ils s’adressent plutôt à ces commentateurs en question, ne soit pas tel celui qui, quelle que soit la charge qu'on lui donne, la prend sans regarder son contenu ».

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