-73- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« Louange à Allah, il atteste sur lui-même, Ahmed ibn Mohamed Tidjani qu’il a pris untel comme aimé, en ce qu’aucun péché ne peut briser et aucune œuvre ne peut séparer, et ce quoi qu’il ait accompli. »

La cause : Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « Cette personne avait détourné mille riyals qui faisaient partie de la possession de Seïdina, et les compagnons se mirent à l’humilier à cause de cela. Aussi Seïdina s’est saisi d’un papier et il a écrit : « Louange à Allah, il atteste… » Puis il le lui donna. Et il fut alors envié par tous les gens présents. »

Commentaire : Sidi Mohamed el Hafidh Misri (qu’Allah l’agrée) a commenté : « Cela est ce qui lui revient de droit, il a pris à sa charge de lui pardonner. »

-75- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« Prends cela et si tu désires que l’on te rajoute, on te rajoutera. »

La cause : Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « L’un de ses jeunes serviteurs a frappé une personne et lui a cassé une dent. L’affaire fut portée devant le juge qui leur dit : « Sidi Ahmed Tidjani est plus en droit que moi pour rendre une sentence sur cet évènement, aussi je vous exhorte à aller le voir. » L’officier les emmena tous deux et ils entrèrent dans la maison de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Celui-ci sortit cinquante-deux grands riyals en disant à la victime : « Prends cela… » Mais il refusa et il dit : « Je lui pardonne pour toi. » Seïdina ne cessa pas de lui demander de prendre et l’autre de répondre à chaque fois : « Je lui pardonne pour toi » jusqu’à ce que finalement il se contenta de prendre deux de ces riyals et de les donner à l’officier. Alors ils retournèrent auprès du juge et l’informèrent de la situation. Il s’exclama en ces termes : « Qu’Allah soit satisfait de Sidi Ahmed, il est le plus apte à rendre justice ». Puis il ordonna à l’homme de se rendre auprès du témoin instrumentaire afin qu’il notifie la reconnaissance d’encaissement et d’acquittement et qu’il l’envoie à Seïdina, qui suite à cela ne fit aucun reproche au jeune serviteur. »

Commentaire : Sidi Mohamed el Hafidh Misri (qu’Allah l’agrée) a commenté : « Cela était du fait que le juge connaissait son attachement à la vérité. »

-76- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« Sidi Kharabi Taraboulsi qui était un Pôle demanda au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le droit d’intercéder pour les gens de son époque. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui répondit : « Tu as été devancé par Mohamed mon fils. » c'est-à-dire Sidi Mohamed ibn ‘Abdallah le Chérif enterré à Wazzan. »

La cause : Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « Il fut interrogé sur le sens de la qualification « Le lieu du salut » (attribué à la région de Wazzan) et il évoqua les propos précédents. » (Cf. Extraits 9 n° 41)

-77- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« Notre demeure est perpétuelle et héréditaire. »

Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « C'est-à-dire « Dar Miraya » (La demeure des miroirs). Il fut demandé : « Si tu la quittes, qui donc y habitera ? » Il répondit (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « L’un de nos compagnons. ». » (cf. Extrait 5 n° 12)

Explication : Après le retour à Allah de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) il laissa comme recommandation que ses deux nobles enfants soient ramenés à ‘Aïn Madhi mais ceux-ci refusèrent par la suite de quitter Fès. Cependant, il survint un incident entre eux et le fils du Sultan. Ce dernier expédia alors une lettre à son père qui s’était retiré à Marrakech, pour l’informer que les enfants de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) voulaient quitter le pays et Moulay Ibrahim demanda à son père ce qu’il allait advenir de la Dar Miraya qu’ils allaient ainsi quitter. Le Sultan (qu’Allah l’agrée) ordonna alors à son fils de remettre cette maison à un Chérif faisant partie de sa famille et cette réponse lui parvint le jour de l’Aïd el Adha (fête du sacrifice).

Moulay Ibrahim envoya donc dire aux enfants de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qu’ils devaient sortir de cette demeure sur-le-champ, en ce jour même, prétextant des réparations à entreprendre. Ceci les incita alors à retourner dans leurs terres d’origine comme l’avait recommandé leur noble père. Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avait prédit, avant son décès, que cette demeure leur reviendrait pour toujours et elle fut effectivement rachetée bien plus tard par un disciple de la voie puis offerte à sa noble descendance.

-78- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« La maison qui est bénie est celle qui contient Mabrouka et Moubaraka  »

Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « Il fut dit à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) que certains d’entre les Chouyoukh ont dit : « La maison qui est bénie est celle qui ne contient ni Mabrouka, ni Moubaraka » aussi a-t-il évoqué les propos ci-dessus. »

Explication: Ces deux nobles dames étaient des servantes que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a affranchies puis épousées. Elles furent très pieuses et vertueuses et prenaient un grand soin de leur noble époux qui les tenait en haute estime. Ces deux femmes bénies donnèrent à Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) les deux perles rares qui, de ses dix enfants, sont les seuls qui survécurent à leur noble père et dont l’un est l’origine de toute la descendance bénie, Sidi Mohamed el Kebir et Sidi Mohamed el Habib (qu’Allah les agrée tous deux.)

-79- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« L’évocation de cent Salat Fatihi le soir du vendredi lorsque les gens dorment est une expiation de quatre cents années. »

Commentaire: Sidi Mohamed el Hafidh Misri (qu’Allah l’agrée) a commenté : « Ce genre de propos et ce qui s’y assimile repose entièrement sur l’espérance et la bonne opinion envers Allah, et sa condition est d’être accepté et de mourir avec la foi. »

-80- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit :

« L’évocation du vendredi après le ‘Asar –c'est-à-dire le Heïlala- si son temps d’accomplissement est dépassé, il ne peut pas être rattrapé (Qada). »

Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée) a dit : « Et cela contrairement au Ouird (Lazim) et à la Wadhifa qui doivent toujours être rattrapé. »

Commentaire: Sidi Mohamed el Hafidh Misri (qu’Allah l’agrée) a commenté : « En effet pour le Lazim et la Wadhifa il est émis le vœu (en prenant la Tariqa) qu’ils doivent être rattrapé ce qui n’est pas les cas du Heïlala, or il est un devoir de se conformer à son vœu pieux. »

Explication: L’un des grands savants et Connaissants de cette Tariqa, Sidi Hassan Ba’qili (qu’Allah l’agrée) a dit : « L’oraison évoquée avant son heure est nulle, l’oraison évoquée durant le temps de nécessité, sans contrainte, fait partie des grandes fautes dans la Tariqa, l’oraison évoquée après ses heures d’accomplissements (préférable et de nécessité) fait partie des mauvais Adeb et de la désobéissance envers l’ordre du Cheikh (qu’Allah sanctifie son précieux secret). »

-81- Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit : « L’évocation du Ouird (Lazim) le soir équivaut à cinq cents fois son évocation le jour, et c’est ainsi avec toutes les œuvres de bien. »

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe