Il faut distinguer, dans l’organisation des oraisons, deux parties distinctes :

1 - Les piliers

2 - Les formules méritoires (Maqasid)

1. Les piliers :

Ils sont obligatoires du premier grain au dernier. Ils ne peuvent être remplacés par d’autres formules ou par d’autres nombres sauf si cela a été mentionné et permis. Depuis l’époque de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), c’est ce qu’il reçut du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et qu’il autorisa à transmettre à ses compagnons et qu’eux, à leurs tours, ont transmis jusqu’à nos jours. Ils sont :

A. La formule de demande de pardon « Astaghfiroullah » 100 fois

B. La formule de prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) 100 fois :

De préférence, il faut utiliser la Salatou Fatihi en raison de ses multiples mérites, mais il est permis de la remplacer par une autre formule si on ne la connaît pas ou qu’on est malade ou en voyage ou qu’on travaille…et qu’on désire ainsi l’alléger. Dans ce cas, la formule que conseille Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) dans son Boughiyat est : « Allahouma salli wa sallim ‘ala Seïdina Mouhamadin wa ‘ala alihi ».

C. La proclamation de l’Unicité par la parole : « Lê ilêha ila llah » 100 fois :

Il est un devoir de clôturer le 100ième grain par la formule « Mouhamadou rassoulou llah ‘alaîhi sallamoullah » (il existe des variantes de cette formule).

2. Les formules méritoires :

Elles ne sont point obligatoires et il existe de nombreuses variantes accomplies par les compagnons de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Elles ont juste un rôle d’embellissement ou de préparation à la crainte révérencielle et à la Présence. Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), lorsqu’il fut interrogé à ce sujet a seulement répondu : « Dis : « Je cherche protection auprès d’Allah contre Chaïtan le lapidé, Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » puis commence ton oraison »

Il est dit, dans le Boughiyat, par Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) pour la clôture du Lazim, ceci : « Si on rajoute le verset « Inna Allaha wa malaïkatahou […] » Et qu’on clôture par la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) c’est encore bien meilleur, car tel était ce que faisait les compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ».

Parmi les variantes mentionnées, par exemple, au sujet de la récitation des derniers versets de la Sourate Saffat : « Soubhana rabbika rabbil ‘izzati […] », Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) mentionne que les habitants de Fès et ses environs les récitaient seulement au cours du Wadhifa et qu’après la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) alors que ceux du désert (tel à ‘Aïn Madhi), conformément à ce que faisaient d’autres compagnons, les récitaient non seulement au cours du Lazim et de la Wadhifa, mais de plus après la récitation de chaque pilier. (Boughiyat).

Autres formules méritoires récitées au cours du Lazim :

- La récitation de la Fatiha précédent chaque pilier (donc plus d’une fois).

- Précéder les piliers par des versets du Qoran concordant à chacun des piliers tels que pour la demande pardon : « Wa ma touqadimou […] Rahim. » (Sourate 73 Mouzamil, verset 20), la prière sur le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) par le verset : « Inna Allaha wa malaïkatahou […] Taslima » (Sourate 33 Ahzab, verset 56) etc.

- Prononcer la Talbiya avant chaque pilier tel que : « Labbaïka Allahouma Rabbi wa sa’daïka » etc.

Voici l’exemple d’un Lazim qui était accompli parmi certains compagnons de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) comme cela fut rapporté par Sidi Ahmed Soukeïrij dans « Kaoukab El Wahaj » :

- A’oudhou billêhi mina chaïtani rajim

- Sourate « El Fatiha » + Amin 1 fois

- « Wa ma touqaddimou li anfousikoum min khaïrin tajidouhou ‘ind-Allahi Houwa khaïran wa a’dhama ajran wa-staghfirou-llaha inna-llaha ghafouroun rahim » (Sourate 73 L’enveloppé, verset 20).

- Labbayka Allahoumma Rabbi wa sa’daïka wa-l-khaïr koullouhou fi yadaïka, ha anna dha ‘abdouka da’if, adhalil, al haqirou, qa-imoun laka baïna yadaïka, aqoulou mousta’inan bi haoulika wa qouwwatika imtithalan li amrika wa ta’dhiman wa ijlalan laka.

1. Astaghfiroullah - 100 fois

« Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifoun wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l- ‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

- A’oudhou billêhi mina chaïtani rajim

- Sourate « El Fatiha » + Amin 1 fois

« Inna-llaha wa malaïkatahou yousallouna ‘ala nabiyi, ya ayyouha ladhina amanou sallou ‘alaïhi wa sallimou taslima » (Sourate 33 El Ahzab, verset 56).

- Labbayka Allahoumma Rabbi wa sa’daïka wa-l-khaïr koullouhou fi yadaïka, ha anna dha ‘abdouka da’if, adhalil, al haqirou, qa-imoun laka baïna yadaïka, aqoulou mousta’inan bi haoulika wa qouwwatika imtithalan li amrika wa ta’dhiman wa ijlalan laka wa li rassoulika salla Allahou ‘alaïhi wa sallama.

2. Salat El Fatihi - 100 fois :

« Allahoumma salli ‘ala seïdina Mouhammadin El Fatihi lima oughliqa wal Khatimi lima sabaqa Nassiri-l-haqqi bi-l-haqqi wal hêdi ilê siratika-l-moustaqim wa ‘ala êlihi haqqa qadrihi wa miqdarihi-l-‘adhim »

« Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifoun wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l- ‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

- A’oudhou billêhi mina chaïtani rajim

- Sourate « El Fatiha » + Amin 1 fois

« Fadhkourouni adhkourkoum wa chkourouli wa la takfouroun » (Sourate 02 La vache, verset 152).

- Labbayka Allahoumma Rabbi wa sa’daïka wa-l-khaïr koullouhou fi yadaïka, ha anna dha ‘abdouka da’if, adhalil, al haqirou, qa-imoun laka baïna yadaïka, aqoulou mousta’inan bi haoulika wa qouwwatika moukhlisan laka min qalbi bima alhamtani ilaïhi bi sabiq fadlika wa minnatika dhakiran laka wa imtithalan li amrika wa ta’dhiman wa ijlalan laka.

3. Lê ilêha illa llah 100 fois puis, à la 100ième, ajouter : « Seïdouna Mouhammadoun rassoulou-llah ‘alaïhi salamou-llah ».

Formule de clôture :

« Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifouna wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l-‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

Puis faire dou’a.

Sidi Ahmed Soukeïrij a précisé : « C’est une des modalités pratiquées par certaines élites des compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Il se peut qu’il y ait entre eux quelques différences dans les versets récités ou dans les phrases répétées, mais tout est valide »

Autre modalité plus simple et plus répandue du Lazim :

DOU’A D’OUVERTURE :

« Allahoumma inni nawaïtou tilawata hêdhal ouirdi ta’dhiman wa ijlalan laka wabtigha mardatika wa qasdan li wajhika-l-karim, moukhlisan laka min ajlika wa aqoulou bi imdadika wa ‘aounika wa houalika wa qouwwatika wa ma wahabtani min in‘amika wa taoufiqika mousta’inan bika »

- A’oudhou billêhi mina chaïtani rajim

- Sourate « El Fatiha » + Amin 1 fois

1. Astaghfiroullah - 100 fois

« Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifouna wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l-‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

2. Salat El Fatihi - 100 fois

« Allahoumma salli ‘ala seïdina Mouhammadin El Fatihi lima oughliqa wal Khatimi lima sabaqa Nassiri-l-haqqi bi-l-haqqi wal hêdi ilê siratika-l-moustaqim wa ‘ala êlihi haqqa qadrihi wa miqdarihi-l-‘adhim »

« Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifouna wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l-‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

3. Lê ilêha illa llah 100 fois puis, à la 100ième, ajouter : « Seïdouna Mouhammadoun rassoulou-llah ‘alaïhi salamou-llah ».

Formule de clôture :

« Inna-llaha wa malaïkatahou yousallouna ‘ala nabiyi, ya ayyouha ladhina amanou sallou ‘alaïhi wa sallimou taslima » (Sourate 33 El Ahzab, verset 56).

- Salla-llah ta’ala ‘alaïhi wa ‘ala êlihi wa sahbihi wa sallama taslima  « Soub-hana rabbika rabbil ‘izzati ‘amma yasifouna wa salamoun ‘ala-l-moursalina wa-l-hamdou lillêhi rabbi-l-‘alamin » (Sourate 37 Saffat, versets 180-181-182).

Puis faire dou’a.

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe