À travers les quelques récits qui vont suivre, nous allons retracer une infime partie de ce prodige qu’Allah accorda à l’ensemble des disciples de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), c’est-à-dire la grâce immense de voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en rêve et en état de veille et de recevoir de lui des profits.

Ainsi, la multitude des témoignages de ces hommes dignes de confiance, à la religion ferme et authentique, à la science et à la piété certifiée, vient encore confirmer, pour ceux qui ont pu en douter, l’origine noble de cette Tariqa Prophétique (c’est-à-dire qui provient et appartient au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)).

Comme a dit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dans le hadith rapporté par Boukhari selon Anas (qu’Allah l’agrée) : « Celui qui me voit en songe m’a vu réellement, car Satan ne peut prendre mon apparence. » (cf. La vision du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à l’état de veille)

Et ce sont des centaines de milliers de témoignages qui ont été rapportés à ce sujet, d’hier à aujourd’hui, par ceux qui ont eu affaire de près ou de loin à l’élève direct du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)>, Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Aussi les évènements cités ci-après montrent quelques fruits de cet arbre que représente Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui ne cesse de déverser généreusement les influx de la sainteté.

Comme l’a si justement rappelé l’esprit de Sidi Abdelqader Djilani (qu’Allah l’agrée) au grand Wali et connaissant doté du dévoilement (Kachf) Sidi ‘Ali Chtioui (qu’Allah l’agrée) qui l’avait interrogé :

« Ô mon maître ! Nous avons entendu parler d’un Cheikh qui est apparu à Boussemghoune (ville où Seïdina eût sa Grande Ouverture) que dis-tu de lui ? » Il lui répondit : « Ô mon fils ! Sache qu’il est l’arbre et nous sommes tous sous son ombre ».

Quelques récits

- Sidi Mohamed ibn ‘Arabi Tazy Adamraoui (qu’Allah l’agrée) :

Ce compagnon de Seïdina (qu’Allah l’agrée) faisait partie de l’élite des élites et de la noble descendance du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).

Il fut le premier intermédiaire de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lorsqu’il voulait s’adresser au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), car lui-même à cause de l’intensité de sa pudeur n’osait pas lui adresser ses demandes directement. Ainsi, Sidi Mohamed ibn ‘Arabi (qu’Allah l’agrée) voyait le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en état de veille vingt-quatre fois en une journée et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui avait certifié qu’il l’aimait.

Un jour il reçut du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en rêve, un poème et lorsqu’il se réveilla, il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en état de veille qui lui transmit le commentaire du poème et lui ordonna de le transmettre à Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

De plus, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui affirma que c’est par la cause de l’amour de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qu’il a eu toutes ces grâces et que, sans cet amour, Sidi Mohamed ibn ‘Arabi (qu’Allah l’agrée) n’aurait jamais pu le voir. Il reçut aussi du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) une prière nommée La Perle qui contient des profits énormes pour ceux qui la lisent.

Une fois, un groupe de grands compagnons de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) vinrent visiter Sidi Mohamed ibn ‘Arabi (qu’Allah l’agrée), ils lui posèrent la question suivante : « Lorsque les bêtes meurent, entrent-elles au Paradis ou non ? »

Il dit : « Ils ont pensé que j’étais un sage or, j’étais un sot. Mais celui qui m’aime malgré cela entrera au Paradis et celui qui me déteste entrera en enfer. Je restais perplexe face à leur question et je ne savais que leur répondre jusqu’à ce que je rencontre le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et que je l’interroge sur ce sujet.

Il me répondit que parmi elles, il en est qui entrent au Paradis. Celles des prophètes et des messagers (paix sur eux) et des saints. Il y a aussi celles qui meurent durant le Jihad et celles sur lesquelles on fait le Hadj et toutes celles qui meurent sur la voie d’Allah. Pour ces bêtes-là, c’est un Paradis qui n’est pas celui des êtres doués de raison, il est sans construction et rempli de la végétation qu’elles aiment et désirent ».

- Sidi Hadj ‘Ali Harazime (qu’Allah l’agrée)

Ce compagnon fut le dernier intermédiaire entre le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Son rang parmi les compagnons était si exceptionnel que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Il est pour toi au rang d’Abou Bakr pour moi ».

Avant le départ de notre personnage pour la Tunisie, il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui lui annonça que lorsqu’il arriverait là-bas, il devrait se marier avec une Chérifa et il lui indiqua tous les détails la concernant, même son nom et celui de son père. En arrivant en Tunisie, il trouva bien évidemment tout ce dont le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) l’avait informé.

Durant son séjour dans ce pays il rencontra le grand Cheikh el Islam Sidi Ibrahim Riyahi (qu’Allah l’agrée) qui a pris la Tariqa de ses mains. Cet illustre savant composa à son éloge un magnifique poème et au moment où ce fut lu devant lui, Sidi ‘Ali Harazime (qu’Allah l’agrée) eut un état spirituel intense (Hal) et pleura.

Puis il prit une plume et un papier et écrivit ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui dictait : « Notre maître le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) te dit : « Qu’Allah te récompense de ma part en bien. Tu as de la part d’Allah et de moi l’amour complet, tu es sur la bonne voie et tu as l’entier agrément. Je te fais la bonne annonce des connaissances, des secrets et de la joie. Et que la paix soit sur toi ».

- Sidi Hajj ‘Ali Tamacini (qu’Allah l’agrée) 

Le Pôle, l’immense compagnon de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Il faisait partie de ceux qui voyaient sans cesse le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et qui se concertaient avec lui.

En effet, un jour se trouvant parmi quelques frères il leur dit : « Ô untel ! De ceux qui sont présents avec toi, à notre époque, ils ne font rien, que ce soit quelque chose de grand ou de petit, sans la permission du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qu’ils voient par dévoilement et vision. Même pour aller se coucher, ils ne le font qu’après permission du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ».

Quiconque l’a entendu a compris qu’il ne s’agissait en fait que de lui-même.

- Sidi Hajj ‘Abdelwahab ibn el Ahmar (qu’Allah l’agrée)

L’illustre compagnon et l’un des piliers de cette Tariqa, il fait partie de ceux qui eurent la garantie de la grande ouverture (Fath) par le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et de ceux qui voyaient sa noble personne en songe et en état de veille.

Une fois, il avait vu en songe le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) accompagné d’Abou Bakr et de ‘Omar (qu’Allah les agrée). Sidi Hajj ‘Abdelwahab (qu’Allah l’agrée) les rejoignit et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) dit alors à ses deux compagnons : « Écrivez son nom sur votre liste des compagnons » tout en désignant Sidi Hajj ‘Abdelwahab (qu’Allah l’agrée).

Ceci fait référence aux propos que Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a transmis et où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui a dit : « Tes compagnons sont mes compagnons et tes disciples sont mes disciples ».

Une autre fois, alors qu’il évoquait près du noble mihrab de la Zaouiya bénie de Fès et cela après la mort de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), il le vit sortir de sa tombe et se diriger vers lui. Puis il lui dit : « Lève-toi ! ».

Sidi ‘Abdelwahab (qu’Allah l’agrée) se leva et fit deux ou trois pas avec lui et voilà que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) apparut devant lui, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui dit : « Te voilà avec ton Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ». Sidi Hajj ‘Abdelwahab (qu’Allah l’agrée) embrassa la main du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) tout en pleurant, ensuite il sortit de son état d’absence et se retrouva assis.

- Sidi Mohamed el Ghali Abou Taleb (qu’Allah l’agrée)

Il fait partie des piliers de la Tariqa, de ceux qui eurent la garantie du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) d’avoir la grande ouverture. C’était un Chérif (descendant du noble du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui)). D'ailleurs, parmi les nombreuses visions qu’il a eût avec lui, il y a celle où le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui a dit : « Tu es le fils de l’aimé et tu as pris la Tariqa de l’aimé ».

- Sidi Taïeb Sefiani (qu’Allah l’agrée)

Ce grand compagnon de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah l’agrée) était lui aussi un Chérif. Lorsqu’il mourut, un autre compagnon le vit et lui demanda ce qu’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) avait fait de lui.

Il répondit qu’Allah lui avait fait don de grâces immenses et qu’il n’a eu que du bien. De plus, il ajouta que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui avait offert un grand jardin dans le Paradis pour enseigner le Qoran aux enfants.

- Sidi Banim (qu’Allah l’agrée)

Ce grand connaissant prit la Tariqa du célèbre compagnon de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Mohamed el Hafidh Chinguiti (qu’Allah l’agrée) le savant renommé de Mauritanie. Avant de prendre la Tariqa Tidjaniya, il était affilié à la Tariqa Kountiya qu’il abandonna alors. Suite à cela, il raconte la vision qu’il a eût :

« Je vis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en compagnie de Cheikh Mokhtar el Kountiy (qu’Allah l’agrée) et de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) assis auprès de lui.

Cheikh Mokhtar (qu’Allah l’agrée) ne cessait de me faire des reproches pour avoir laissé son Ouird en faveur de celui de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Je regardais Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), peut-être lui répondrait-il à ma place ? Mais il avait la tête et le regard baissé devant le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ayant un comportement et un adeb exemplaire, sans se retourner, ni bouger.

Puis lorsque les reproches de Cheikh Mokhtar (qu’Allah l’agrée) devinrent incessants, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) lui-même se retourna vers lui et déclara : « Voilà ceux qu’Allah a guidés, suis leurs guidances »

- Sultan Souleïman (qu’Allah l’agrée)

Ce prince de la dynastie ‘Alaoui, descendant du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), a pris la Tariqa des mains de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et parmi les causes de son affiliation il y a celle où il insistait souvent auprès de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) afin qu’il lui permette de voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en état de veille. Mais à chaque fois il lui répondait : « J’ai peur que tu ne puisses supporter cela ». Malgré ces dires, ses demandes furent si persistantes qu’il ne put le convaincre.

Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui demanda alors de préparer un lieu pur et entièrement vide, dans lequel il devra rentrer seul. Mais lorsqu’il pénétra dans ce lieu avec l’intention de réciter le Dhikr particulier que Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui avait donné, il fut envahi d’une crainte révérencielle si intense qu’il n’a pu parachever son œuvre.

Il demanda alors à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) de l’assister personnellement et il accepta. Pendant que Sultan Souleïman (qu’Allah l’agrée) récitait, la pièce où il se trouvait s’est remplie des lumières Mohammedienne et lorsqu’il vit cela il ne put le supporter et perdit connaissance.

Après un moment il se réveilla et trouva la main de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) posée sur sa poitrine, qui lui dit : « Tu vas bien, et saches que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) te garantit ceci et cela ».

Ce à quoi le Sultan répondit : « Qu’Allah te récompense en bien et tu m’avais prévenu que je ne pourrais y faire face, chose que j’ai constatée de mes yeux ».

- Sidi Ahmed Banis (qu’Allah l’agrée)

Cette élite parmi les compagnons de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avait demandé de voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) soit en état de veille, soit en songe, et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) le lui promit. Un jour Sidi Ahmed Banis (qu’Allah l’agrée) tomba gravement malade, il resta évanoui si longuement que sa famille croyait qu’il était mort et se mit à le pleurer.

Puis, d'un seul coup, il se réveilla et dit : « Pourquoi pleurez-vous ? Je suis sain et sauf et je ne mourrai pas maintenant. Je me suis vu devant Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) dans la Zaouiya bénie, il m'a pris par la main et m'a emmené devant le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Puis Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a dit au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ô Messager d'Allah, celui-là est mon compagnon et il a demandé à te rencontrer ». Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a souri et posa sa noble main sur mon épaule en me disant : « Tout va bien pour toi désormais et lorsque ce sera le moment nous t’enverrons chercher ».

Sidi Ahmed Banis (qu’Allah l’agrée) a

- Sidi Mokhtar ibn Taleb (qu’Allah l’agrée)

Ce noble compagnon fut atteint d’une grave maladie dont il allait mourir, cinq jours avant sa mort il ne disait plus un seul mot et avant de mourir il dit aux gens présents : « Voici venir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) avec Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ». Puis il n’a rien ajouté et s’éteignit.

- Sidi Mohamed ibn Ahmed Senoussi (qu’Allah l’agrée)

Ce grand compagnon faisait partie des grands savants qui enseignaient les nobles hadiths, à côté du tombeau de Sidi Moulay Idriss (qu’Allah l’agrée). Il lui arrivait parfois de perdre connaissance surtout lorsqu’il enseignait le Sahih de l’Imam Boukhari.

Il fut interrogé sur la cause de ces évanouissements subits, il répondit que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) assistait parfois à ses assemblées d’enseignements et que lorsqu’il l’apercevait, il perdait connaissance.

- Sidi Mohamed ibn ‘Othman el Jerid (qu’Allah l’agrée)

Ce Moqadem de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a eût de nombreuses visions du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Parmi elles, il s’est vu marchant dans un certain pays et il fit la rencontre d’un homme qui lui dit : « Si tu me donnes une pièce, je t’informe au sujet du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) »Alors, il répondit : « Tiens, prends ! »L’homme en question le tira puis lui dit : « Voici le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ».

Il raconte : « Je l’ai vu sous la plus belle apparence, vêtu de beaux habits, orienté vers la Qibla, il me dit : " Je suis Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ". J’ai embrassé sa tête et ses genoux, puis je mis ma tête sous son manteau et je sentis une odeur plus suave que le musc, je lui dis alors : « Intercède pour moi, Ô Mon maître ! Ô Messager d’Allah ! ». Il me répondit : « J’intercède pour toi ainsi que pour les croyants ».

Après je lui demandai : « Ô Mon maître ! Que dis-tu à propos de mon maître Ahmed ibn Salim (Tidjani) ? ». Il éleva ses deux nobles mains à une distance de deux coudées du sol et me dit : « C’est de cette façon qu’il est plus élevé que les autres hommes ». Je lui dis : « Va-t-il bientôt partir ? ». Il répondit : « 12 ou 13 » puis il se tut et je me réveillai »

Parmi ses visions il a aussi vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au bord d’un fleuve qui ressemble au Nil, accompagné de deux hommes.

L’un des deux hommes dit : « Voici El Moustapha (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) » et j’embrassai le dessous de son pied et lui dit : « Ô Sidi ! Ô Messager d’Allah ! Je veux la sécurité ». Il me répondit : « Tu as la sécurité ». Puis je lui demandai la sécurité entre moi et ma relation avec Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et il me dit : « Qui est ton Cheikh ? » Je lui répondis : « Sidi Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) ». Il me dit : « Tu as la sécurité de sa part » et il ajouta : « Dis-lui que Mohammed (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le rencontrera le jeudi » puis je me réveillai.

- Sidi Makki Charaïbi (qu’Allah l’agrée)

Ce savant faisait partie de ceux qui aimaient Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) sincèrement, sans jamais avoir été affilié à la Tariqa et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) l’aimait aussi. À cause de cet amour, Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui a garanti qu’il ne mourait qu’en étant un Wali.

Après la mort de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Makki Charaïbi (qu’Allah l’agrée) tomba gravement malade et il sentit sa fin approcher. Il envoya alors son neveu auprès du tombeau de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et lui dit avant son départ :

« Mon neveu il faut que tu ailles auprès du tombeau de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et que tu lui transmettes ce message : " Ô Sidi ! Cheikh Makki Charaïbi vous passe le Salem et vous dit que vous lui aviez annoncé au cours de votre vie qu’il ne mourrait qu’après avoir atteint telle station de certains saints. Or il est à deux doigts de mourir et les signes de la fin se succèdent sans qu’il ait encore atteint ce qu’il voulait et il dépose sa requête auprès d’Allah ensuite auprès de vous" »

Son neveu partit donc transmettre ce message puis plus tard il retourna auprès de son oncle et le trouva dans une joie extrême malgré l’intensité de sa maladie et il dit à son neveu : « Ô mon neveu sache que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) étaient avec moi à l’instant et il m’a annoncé que j’obtiendrai ceci et que je les rejoindrai à tel moment et tel jour ».

Et tout s’est passé comme ils lui avaient dit.

- Sidi Hajj Boujam’a (qu’Allah l’agrée)

C’était le serviteur de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et lui aussi voyait souvent le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). Un soir où il s’endormit, il vit une personne se diriger vers lui pour lui dire : « Lève-toi pour voir le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il passe par là. » Puis cette personne repartit.

Notre personnage est resté debout sur le chemin avec tout l’adeb nécessaire et il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en compagnie d’Abou Bakr Siddiq (qu’Allah l’agrée).

Il raconte : « Lorsque j’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) je me suis jeté sur lui en disant : " Puis-je me régaler de la trace du sceau de la prophétie ?" » Et je le répétais plusieurs fois. Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) m’a répondu en montrant l’endroit où se trouvait le sceau de la prophétie : « Cet endroit est malade » et il rajouta : « Ne t’en approche pas ».

Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) se tourna vers lui en disant : « Laisse-le afin qu’il se régale » ensuite le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ôta son manteau et déshabilla son épaule en me disant : « Regarde ! »

J’ai vu le sceau de la prophétie entre ses épaules bénies et il ressemblait à la paume d’une main dont les doigts sont serrés et dirigés vers le bas et à l’extrémité il y avait un cercle comme un tampon rouge. Je commençais à l’embrasser et à le regarder jusqu’à ce que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) me dise : « Cela te suffit. » et il se rhabilla.

Après m’être éloigné il m’appela et me dit : « Est-ce que tu m’entends ? ». Je répondis : « Oui, Ô maître ! Ô Messager d’Allah ! ». Il me dit alors : « Tu fais partie de ceux qui m’ont vu réellement ».

- Sidi Mohamed ibn ‘Arabi el Madaghari (qu’Allah l’agrée)

Ce grand compagnon, qui était un homme de grande piété et un connaissant, fut interrogé, en jurant par Allah, sur la vision du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à l’état de veille, il répondit : « Oui, je l’ai vu et si ce n’était pas la crainte d’Allah, je ne vous en aurais point informé. »

Il ajouta : « La première fois que j’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) je me trouvais dans un jardin à tel emplacement dans le désert.

Un homme m’attrapa par derrière et m’étreignit, je me retournai et je vis qu’il s’agissait du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui me souriait. Je n’avais jamais vécu un meilleur moment que celui-là et il m’est plus cher que ce bas monde et ce qu’il contient ».

- Sidi ‘Issa Kharraz (qu’Allah l’agrée)

Ce noble Chérif voyait souvent le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en veille et en songe. Une fois alors qu’il se trouvait dans l’ancienne mosquée de Laghouat en compagnie de Sidi Ahmed ibn Isma’il (qu’Allah l’agrée), un autre illustre compagnon, qui lisait le Qoran discrètement, il vit soudainement le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui lui dit : « Dis à Ahmed ibn Isma’il qu’il élève sa voix en récitant le Qoran » et il alla l’en informer.

- Sidi Belqacem el ‘Anabi (qu’Allah l’agrée)

Ce célèbre compagnon et ce connaissant parfait voyait le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) chaque nuit du lundi et du vendredi. De plus, après la mort de Sidi Mohamed ibn ‘Arabi Damraoui (qu’Allah l’agrée) c’est lui qui servit d’intermédiaire entre Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) pendant six mois avant que Sidi Hajj ‘Ali Harazim (qu’Allah l’agrée) fut officiellement désigné pour ce rôle.

- Cheikh ‘Omar Foutiyou Tall (qu’Allah l’agrée)

Ce grand Wali a pris la Tariqa des mains du célèbre compagnon de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Mohamed El Ghali (qu’Allah l’agrée). Il fut aussi la cause de l’expansion spectaculaire de l’Islam et de la Tariqa dans la région Sénégal - Mali.

Il voyait fréquemment le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ainsi que tous ceux qui eurent affaire à lui et voici quelques-unes de ces visions :

Il raconte : « J’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) alors que j’exhortais et prêchais les gens à Allah, en les avertissant et les motivant, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) était présent et resta silencieux jusqu’au moment où j’ai dit :« le feu va arriver par l’ouest et va pousser les gens vers l’emplacement du Jugement dernier »

À ce moment précis, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Non ! », puis il me dit : « J’étais resté silencieux jusque-là, car tu disais la vérité ». J’ai voulu l’interroger sur ce sujet, mais j’étais couvert de crainte révérencielle qui m’a empêché de le faire ».

Une autre fois aussi il a dit : « J’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) au Fouta Djallon (région couvrant une partie du Sénégal et de la Guinée) je me suis approché de lui et il m’informa sur beaucoup de choses et parmi elles il me dit que les habitants de cette région n’aiment pas le bonheur ».

Une fois aussi il fit rentrer une personne en retraite spirituelle, celui-ci après quelques jours lui envoya une lettre où il était écrit : « J’ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et il m’a dit : « Hajj ‘Omar est mon homme de confiance tant qu’il ne fréquente pas les rois et qu’il ne convoite pas ce bas monde, si jamais il le fait, il m’aura trahi et qu’il prenne garde alors à lui ».

- Sidi Hajj El Hassan Ba’qili (qu’Allah l’agrée)

Savant contemporain (début 20ième siècle), immense connaissant qui était originaire de Sousse et qui vivait à Casablanca, maître dans les domaines de la Chari’a et de la Haqiqa et détenteur des secrets de la Tariqa Tidjaniya. Il vit souvent le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et parmi ses visions celle qu’il fit alors âgé que de quatorze ans, il raconte :

« […] je lisais le Qoran le matin, avant le lever du soleil, j’étais assis et endormi, mon front posé sur l’ardoise. Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) s’est présenté à moi, il ôta de son honorable corps deux habits colorés et il m’en revêtit, puis il me donna quatre dattes et six grenades ou six dattes et quatre grenades ensuite il me dit : « Lève-toi. » et je l’ai suivi.

Il monta des escaliers et j’étais derrière lui, je me mis à comparer l’empreinte de son pied avec la mienne en posant mon pied dessus et je plaçai mes orteils sur la trace laissée par ses orteils et je constatai que nos empreintes étaient identiques. Je ne m’occupais que de cela du début à la fin tout en contemplant ses nobles jambes et c’est comme si je les vois encore en éveil.

Lorsqu’il est arrivé au dernier étage, il se retourna et monta sur le toit élevé d’une mosquée, puis il leva ses mains et il supplia Allah pour moi, comme s’il faisait le pacte pour moi avec les habitants des cieux et de la terre alors que je ne m’occupais moi-même que de suivre les traces sans m’occuper à lever les mains.

Ensuite j’ai vu entre le ciel et la terre, plein d’esprits (Arwah) et sur la terre au-dessus des palmiers, plein de gens. Ils clamaient tous avec une très belle et haute voix : « Amin ! Ô ! Seigneur des mondes ». Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) marcha en levant sa main et sa tête jusqu’à arriver à l’extrémité du toit puis il rebroussa chemin de la même manière.

Ensuite il monta sur un autre toit et je ne suis pas monté avec lui, et il invoqua pour moi la bénédiction complète tandis que moi je ne faisais que le regarder. Puis il redescendit par les mêmes escaliers et je m’occupais une fois de plus à mettre mes pieds sur la trace de ses empreintes jusqu’à ce qu’il sortit.

Il se dirigea vers une rivière dont l’eau était plus pure que le lait et le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) plongea ses pieds dedans sans que je le suive. Il me fit boire trois fois de ses nobles mains, et à chaque fois que je bus, je léchais l’eau sur ses paumes généreuses.

Il sortit de la rivière et je le suivis et tout le monde me suivit jusqu’à arriver à une deuxième rivière similaire à la première et il me fit boire trois fois comme précédemment. Il sortit de nouveau et se dirigea vers une immense source où se rejoignaient les deux rivières précédentes, le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) est entré dans l’eau et je l’ai suivi jusqu’à ce que nos habits furent trempés et on arriva près d’une immense fontaine et il me fit boire à la bouche d’où jaillissait l’eau, trois fois avec ses généreuses mains et là je me réveillai. »

- Cheikh Mohamed El Hafidh El Misri Tidjani (qu’Allah l’agrée)

Le savant majestueux d’Égypte, le spécialiste en science du Hadith qui en connaissait plus de cent mille par cœur avec toutes leurs chaînes, le défenseur des gens de la vérité, Cheikh Mohamed El Hafidh El Misri Tidjani.

Un de ses proches l’a interrogé au sujet de la cause subite du blanchiment de ses cheveux et de sa barbe et il raconta que c’est depuis qu’il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) à l’état de veille qui lui a dit : « Prépare-toi à me rencontrer » ensuite il entendit des coups très forts sur les fenêtres. Il veillait à toujours être en ablution pour la rencontre du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), il vit aussi la Zaouiya se remplir de lumière et c’est depuis qu’il commença à blanchir avant d’en atteindre l’âge.

De même parlant du bienfait de son Seigneur, il raconta un rêve qu’il fit alors qu’il se trouvait à Médine en 1927 apr. J.-C., il raconta : « Je vis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui m’offrit l’hospitalité, j’ai mangé et je vis le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) boire de l’eau dans un vase qu’il me tendit. Je me mis à tout boire jusqu’à ce que je trouve une allumette dans le vase, je me suis dit : « Je bois l’allumette pour la Baraka du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). »

Ensuite je me suis dit : « Le but c’est de boire l’eau et non pas l’allumette » et j’ai alors jeté l’allumette puis je demandai au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) : « Ô Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) ! Je lis beaucoup d’ouvrages hérétiques afin de leur répliquer et j’ai peur pour l’authenticité de ma croyance. » Le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) me répondit : « N’aie pas peur tu fais parti des protégés ». Et depuis ce jour mon cœur s’est apaisé ».

Recherche et traduction par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe