Le grand wali, célèbre Connaissant, détenteur des prodiges de grandes portées, connu pour sa piété, le parfait chez tous les savants et ignorants. Son mérite chez les gens est connu jusqu’à ce que sa station de sainteté fût fixée chez l’élite et le commun. Le Chérif majestueux Sidi Moulay Mohamed ben Abi Nasr El ‘Alawi de Fès (qu’Allah l’agrée) où il fut élevé et où il a grandi.

Ce maître faisait partie des plus grands Connaissants et des élites parmi les rapprochés. Il faisait partie aussi des dix compagnons auxquels le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a garanti la connaissance d’Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) et la Grande Ouverture comme l’avait informé Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Il était parmi les élites dont la compagnie auprès de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) a duré longtemps. Durant tout ce temps, Sidi Mohamed ne le quittait ni le jour, ni la nuit sauf pour quelques instants lors des nécessités. Il n’a jamais délaissé une obligation derrière Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et ce, durant environ seize ans et il a été vu de sa part tant de prodiges qu’ils ne peuvent être dénombrés.

Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) a raconté qu’au début il ne fréquentait Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qu’en raison de son ventre, c’est-à-dire qu’il ne cherchait sa compagnie que parce qu’il avait beaucoup de nourriture chez lui.

Or à cette époque il aimait cela et Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui donnait au-dessus de ce qu’il espérait, jusqu’à ce que l’amour pour Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) prenne place dans son cœur et que par le biais de cet amour Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) lui fit don de l’Ouverture dans cette Tariqa.

Ainsi, il a eu ce qu’il a eu et a atteint ce qu’il a atteint dans le domaine du Khalifa et de la grande maîtrise de la Tariqa. Il lui prenait parfois des états étranges qui faisaient reconnaître en lui, par le commun et l’élite, le chemin des Malamati ce qui lui permettait de cacher ses secrets. La plupart des états de ceux à qui Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) a donné l’Ouverture dans cette voie sont ainsi et Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) l’affirmait aussi.

Parmi les évènements qui ont été rapportés de ses états par plus d’un, il y a qu’il sortit un jour accompagné du célèbre savant Sidi Mohamed Kensoussi (qu’Allah l’agrée) pour l’Oued de Fès. Ils passèrent par une des portes de Fès et s’arrêtèrent devant le magasin d’un homme qui vendait des fruits. Sidi Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) demanda au commerçant : « Combien coûtent ces noix et ces fruits ? » désignant quelque chose qui se trouvait derrière lui.

Le commerçant se retourna pour voir ce qu’il lui demandait et Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) en profita alors pour saisir ce qu’il y avait devant lui et le mettre dans ses poches sans que le commerçant ne le voie.

Le savant qui était avec lui eut très honte devant cet agissement, malgré qu’il sache parfaitement qu’il y avait une sagesse Divine dans ce geste. Ensuite, Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) avoua au vendeur que ce n’était pas ce qu’il recherchait et ils le quittèrent. Lorsqu’ils franchirent la porte de la ville, le Fqih Kensoussi (qu’Allah l’agrée) l’interrogea sur la raison de son geste.

Il lui répondit alors : « Allah a dit : « Prends de leur argent une aumône pour les purifier »

Le Fqih s’est dit : « J’ai su donc que le marchand ne sortait pas l’argent de la Zakat et que Sidi Moulay Mohamed a agi ainsi afin de lui éviter qu’un malheur ne lui tombe dessus comme le font beaucoup de Walis »

Le connaissant en son Seigneur, Maoulana Tahar (qu’Allah l’agrée), a raconté qu’une fois il a vu son père, Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée), nettoyer lui-même les canaux d’évacuations. Il lui demanda alors : « Ô ! Mon père, qu’est-ce que cela ? »

Il lui dit : « Ô mon fils, mon Nafs a failli me détruire avec ce qu’il m’a insufflé, car il m’a dit :  « Tu descends d’une célèbre maison d’entre les maisons du royaume et tu possèdes des biens et une lignée noble et en plus de cela tu as rencontré le Pôle Caché et tu es comme ça et comme ça » j’ai alors fait ce qui lui répugnait par cet acte afin de le dominer, de l’affaiblir et lui montrer l’opposé de ce qu’il attendait ».

Sidi Tahar (qu’Allah l’agrée) a entendu une fois son père lui dire : « J’ai demandé à Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) quel était l’état du connaissant en Allah et de sa connaissance ? »

Il m’a répondu : « Le connaissant est à l’exemple d’un animal qui n’a pas de peau, tout ce qui descend sur lui le fait souffrir et il le sent ».

Sidi Abdelaoui (qu’Allah l’agrée) avait décidé d’aller visiter Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) à Fès à partir de 'Ain Madhi en 1259 (Hégire). Au cours de cette année, l'ennemi a eu envie de coloniser 'Ain Madhi et sa région. Alors, il s’est dit : « Je me suis préoccupé de ce fait et me suis attristé et inquiété à ce sujet »

Lorsqu'il était sur le point de partir en voyage, le noble fils de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), Sidi Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) l’a conseillé en ces termes : « Quand tu arriveras à Fès questionne une des personnes dotées du dévoilement au sujet de cette dure épreuve, car Fès ne peut jamais se vider de Wali »

Sidi Abdelaoui (qu’Allah l’agrée) a raconté : « Quand je suis arrivé à Fès j’ai rencontré là quelques frères de la Tariqa et je leur ai demandé s'ils connaissaient quelqu'un au dévoilement authentique de ceux qui ont l'ouverture dans cette région.

Le Faqih Sa’id ‘Abbas Charaïbi (qu’Allah l’agrée) qui était une des élites parmi les compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) m’a dit : « Nous avons entendu parler d’untel » et il m'a nommé un de ceux de Touat qui, à notre époque, était un spécialiste dans ce domaine.

J’ai dit : « Emmène-nous chez lui pour savoir son état et afin qu’il nous informe au sujet d’une chose que notre Maître Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) m’a ordonné ».

Il m’a dit : « Comment aller chez lui alors que nous sommes des Tidjani ? »

Je lui répondis : « Ce n’est pas grave dans ce cas-là, car nous n’avons pas eu l’intention de le visiter (pour en tirer une bénédiction) mais dans l'intention de ce que l'on a cité ».

Alors, nous sommes allés le voir et nous l'avons rencontré et juste le fait d'être arrivés chez lui, ce Touati me dit : « Achète du fourrage pour ma bête »

Je lui dis : « Bien sûr, je vais le faire » et j’envoyai quelques serviteurs avec un peu d'argent pour acheter ce qu’il demandait. Puis je l'interrogeai au sujet de ce que je voulais, mais il ne m’a pas répondu comme j’ai voulu. Alors, j’ai su que cet homme ne connaissait rien à ce que je cherchais. Je sortis de chez lui et mon âme faillit se fendre tellement j’étais préoccupé.

Je suis allé donc à la tombe de notre vénéré Cheikh Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et j’ai demandé à Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) par l'intermédiaire de sa valeur auprès de Lui afin qu’il m'indique quelqu'un qui me soulage de cette peine qui préoccupe mon cœur.

Nous étions le jeudi, je me suis dirigé vers le souk pour me détendre et en y revenant j’ai rencontré à la porte du Bled le Chérif majestueux Moulay Mohamed Ben Abi Nasr (qu’Allah l’agrée), je ne le connaissais pas à cette époque.

Lorsqu’il m'a vu, il s'est dirigé vers moi et m'a pris par la main, il commençait à m'interroger au sujet de Sidi Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) et de son état, ainsi que sur la maison de notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) à ‘Ain Madhi.

À ce moment-là, je l'ai connu et je me suis mis à beaucoup lui parler et j'en fus amené à lui poser la question s'il connaissait quelqu'un des gens du dévoilement sincère, afin que je l'interroge sur ce que j’avais dans ma tête et que j’avais ramené de chez notre maître Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée). Il m’a dit : « Je connais quelqu'un et je te présenterai à lui, quant à cette nuit tu es mon invité »

Je me suis donc rendu chez lui où j’ai passé toute la nuit et j’ai vu de ses états des choses extraordinaires. Quand je suis sorti de sa maison, il me dit : « Il est indispensable que tu reviennes une autre fois pour que je te fasse connaître celui que tu recherches ». Je suis donc revenu une autre fois et j’ai décidé de le presser pour qu'il me fasse connaître cette personne, parce que cette histoire commençait à me faire tourner la tête.

En entrant dans sa demeure, il m'accueillit avec encore plus de chaleur et de générosité, et il s’empressa de parler de notre affaire, il me demanda : « Quel est ton but au sujet de la rencontre avec la personne des gens du dévoilement ? ».

Je lui répondis : « Je ne pourrais te le dire qu’après l'avoir rencontré pour qu'il m'informe de la réalité du cas, que ma conscience soit apaisée afin d'éviter que mon être et ma pensée ne commencent à s'entremêler et que ne pénètre un doute sur ce qu’il m'informera »

Il me dit : « Serais-tu satisfait si c’est moi qui t’informe de ceci ? »

Je lui répondis : « Ce serait pour moi la meilleure chose et l'aboutissement de ma destinée et de ma recherche »

II ajouta : « Tu veux m’interroger au sujet de l'ennemi »

Je clamai : « Oui, en effet ! Mais il y a encore autre chose »

Il me dit : « Tu veux me demander au sujet de notre maître Sidi Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) s’il aura un garçon ou non »

Et j’affirmai de nouveau : « Oui, en effet »

Il me dit alors : « Quant à la maison il n’y a aucun problème, au contraire elle restera vénéré et son caractère sacré ne sera pas bafouée et quant à notre maître Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) il ne quittera ce monde qu’après avoir eu des enfants à qui il adviendra ce qu’il adviendra. Ce sont les réponses à tes demandes »

Lorsque j’ai constaté qu’il m’avait informé véritablement et sincèrement, deux autres choses vinrent en moi-même je lui dis donc : « Ô mon maître ! Il me reste autre chose ».

Et il me dit : « Tu veux savoir au sujet des filles des enfants de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) »

Je répondis encore : « Oui », car je m’étais demandé en moi-même ce qu’il allait advenir de leur cas, elles avaient grandi et notre maître Sidi Mohamed El Habib (qu’Allah l’agrée) n’aimait pas que l’on se marie avec des gens de ‘Ain Madhi et je me suis demandé aussi comment mes relations allaient évoluer avec le fils de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah l’agrée) et comment quitterai-je ce monde avec lui.

Il me dit alors : « Elles vont se marier bientôt » puis m’affirma : « Tu me demandes au sujet de ta situation avec le fils de Seïdina (qu’Allah l’agrée) ». Je lui répondis encore une fois par l’affirmative et c’était la dernière.

Il me dit enfin : « Tu vas quitter ce monde en paix avec lui et tu n’auras aucun problème »

J’ai loué Allah le Très-haut pour la bonne annonce de cet homme majestueux et je l’ai remercié de m’avoir destiné la rencontre de ce Wali particulier qui m’informait sur ce qui me tourmentait. Puis il me dit après ceci : « Dissimule ton secret et reviens toujours me voir, et lorsque tu arriveras en paix à ‘Ain Madhi, alors salut de ma part le fils de Seïdina (qu’Allah l’agrée) ». Je me mis à le visiter souvent et je restais auprès de lui et j’ai vu de lui des prodiges qui étonnent la raison, et ceci, jusqu'à sa mort.

Parmi ce qui est arrivé entre Moulay Mohamed Ben Abi Nasr (qu’Allah l’agrée) et Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et qui est célèbre chez l’élite et le commun, il y a ceci :

Un jour Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) se rendit à la Zaouiya comme à son habitude pour rencontrer Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Mais il ne l’y trouva pas et il se renseigna à son sujet.

On lui répondit : « Il est parti à l’Oued Sebou et il a prévenu que personne ne viendrait avec lui ».Il se dit en lui-même : « Par Allah ! Il faut que j’aille le voir »,et il rattrapa Seïdina Cheikh Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) au pont de l’Oued Meleh.

Quand Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) le vit, il lui dit : « Personne ne t’a prévenu que j’avais interdit qu’on m’accompagne à cette heure ? ». II lui répondit : « Ô Mon maître ! Le désir m’a poussé à te rencontrer et je ne pouvais patienter jusqu’à te voir »

Ensuite il marcha aux côtés de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) jusqu’à ce qu’il devint très communicatif comme il ne l'avait jamais été auparavant. Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) se dit alors en lui-même : « Il faut absolument que j’interroge Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) en cet instant sur Ismou Allah El A’dham (le Nom Suprême) étant moi-même seul auprès de lui et profitant de son ouverture vis-à-vis de moi »

Il posa donc cette question à Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui changea d’attitude en entendant cette demande, il le secoua et le réprimanda à cause de cela. Lorsque Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) constata qu’il avait manqué de convenance vis-à-vis de notre maître, il le regretta amèrement et s’excusa en lui affirmant qu’il ne lui avait fait cette demande qu’en vue de la Face d’Allah et non dans un autre but et il en ressentit une intense pudeur.

Alors qu’il se trouvait dans cet état-là en train d’accompagner Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), voilà qu’il constata que le cheval de notre maître laissait, à chaque pas, une empreinte d’or sur la terre. Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) s’étonna de ce fait et ramassa une de ces feuilles d’or afin de l’examiner, puis il la jeta s’étant assuré que c’était réellement de l’or.

Il se dit en lui-même : « Certes le Cheikh a voulu m’éprouver »il s'est accroché alors à l’étrier et se mit à s’humilier devant lui en disant : « Ô Mon maître ! Qu’Allah fasse que la chance que j’ai d’être auprès de toi ne soit pas en raison de ce bas-monde ; par Allah ! Ne considère pas ce que je t’ai dit »

À ce moment-là, notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) est revenu à son premier état et invoqua le bien pour lui, il reprit son estime auprès de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui lui enseigna le noble Nom Suprême.

Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) était très initié avec Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret), il est venu une fois et lui a dit : « Ô ! Sidi, j’ai des dettes et l’échéance pour les payer est arrivée et j’ai peur d’aller en prison si cette affaire est révélée au juge. Je te demande, Ô ! Sidi que tu m’en délivres »

La valeur de sa dette était d'environ cent soixante-cinq dirhams. Notre maître Sidi Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui apprit donc un Dhikr qu’il devait faire un certain nombre de fois et lui dit : « Certes le serviteur va venir et te donnera ce qu’il te faut, mais ne recommence jamais plus cela »

Lorsque Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) lui autorisa le Dhikr (Idhnou-l-Khass), Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) ressentit en l’accomplissant une chaleur énorme avec une forte flambée dans la gorge par l’intensité de sa soif, cet état l’emporta durant le Dhikr et il se mit à boire de l’eau de façon inhabituelle.

Après avoir fini son Dhikr, il trouva sous le tapis sur lequel il était, la somme de 1500 dirhams et plus. Il put ainsi rembourser toutes ses dettes et Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) le soulagea de son inquiétude par la bénédiction de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret).

Son amour pour notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) était exemplaire, il a été rapporté qu’il disait : « Par Allah ! Je n’ai considéré réellement mon rang de chérif (appartenant à la noble descendance du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) que parce qu’il a été mentionné par Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) »

En effet, un jour qu’il passait auprès du jardin où était enterré son père, Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) dit à notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) : « Ô ! Sidi, invoque Allah pour mon père, car il se trouve dans ce jardin », il se retourna alors vers lui et lui dit : « Ton père est un chérif, tout va bien pour lui ».

L’élite des compagnons de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qualifiait notre personnage de grand Khalife et d’immense intermédiaire, ceci dans le fait de faire parvenir les disciples auprès de la Présence (Hadra) de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) après la mort de l'immense Khalife Sidi Hajj ‘Ali Harazim (qu’Allah l’agrée).

On rapporte qu’un jour où Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) entra dans la Zaouiya bénie, il trouva un groupe de compagnons de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui parlait au sujet de l'héritage de notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et sur la station de certains de ses grands compagnons.

Il leur dit en parlant de la grâce d’Allah à son égard, et ce, après être entré dans un état parmi les états qui lui prenaient : « Sidi Hajj ‘Ali est parti et il m'a laissé tout seul sur une immense terre ».Ceci voulant certifier le fait que Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) avait bien hérité de cette station d’intermédiaire comme c’était le cas pour Sidi ‘Ali Harazim (qu’Allah l’agrée).

Les grâces et les faveurs que reçut notre personnage ne peuvent être englobées totalement. Il a reçu de notre maître (qu’Allah sanctifie son précieux secret) des secrets et des connaissances qu’il est impossible de concevoir.

Dans le carnet du grand savant Sidi Mohamed El Habib Daoudi (qu’Allah l’agrée) il est mentionné les secrets de grande valeur que Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) avait donnés à Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée). Une partie de ce carnet se trouve dans le livre Naïlou el Amani fi Tabi Rouhani wa Jasmani (atteindre les espérances dans la médecine spirituelle et physique) qui rassemble les dires de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et de certains de ses proches compagnons.

Moulay Mohamed (qu’Allah l’agrée) est mort au mois de Chawwal en l’année 1273, il fut enterré dans le jardin de Sidi Touati qui est à proximité du jardin majestueux, près des portes de Fès.

Le grand majestueux, celui dont on ne peut douter de sa grande sainteté, aux prodiges évidents et aux dévoilements éclatants, Sidi Tahar (qu’Allah l’agrée) a hérité de quelques états de son père. Parmi ses états étranges il lui arrivait, chaque mois, de perdre connaissance pendant une semaine ou deux, durée pendant laquelle il dormait sans manger ni boire.

Puis, lorsqu’il s’éveillait, il était dans un état immense et il revenait petit à petit à son état normal jusqu'à ce qu’il retombe dans un état d'inconscience. Ses prodiges sont innombrables et ses états trop longs pour pouvoir être mentionnés.

Recherche et traductions par la Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe