Le pieux Wali, au négoce fructueux et à la bénédiction élevée, Sidi Omar Charaïbi (qu’Allah l’agrée). C’était un homme fermement enraciné dans cette voie, il évoquait en abondance et il lui avait été attesté l’acquisition de la Grande Ouverture. Il était connu comme vendeur de sucreries et à tous ses clients venus lui en acheter, il disait : « Mange-la en récitant la Fatiha. » Il avait une voix harmonieuse dans le chant des auditions spirituelles, il se levait dans les assemblées d’évocations en présence de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et il récitait des chants religieux. Sa voix était aussi mélodieuse que les flûtes de Daoud (sur lui la paix).

Il a été rapporté à son sujet par le savant Sidi Ahmed Kala (qu’Allah l’agrée) qu’une fois, au cours de la nuit, il se trouvait dans la maison de notre personnage en compagnie de quelques frères. À cette époque les gens étaient en grande difficulté en raison d’une sécheresse et ils ne cessaient de réclamer la pluie. Le groupe se mit à discuter de ce sujet avec notre personnage et il se mit à leur dire simplement : « Si vous désirez que tombe la pluie, vous devez alors m’attacher les mains derrière le dos. » Dès que le groupe entendit ses propos, ils se précipitèrent sur lui et chacun se mit à l’attacher avec ce qu’il trouvait, certains allant jusqu’à utiliser leurs turbans, il constata ainsi leur détermination à faire tout ce qu’il faudrait pour qu’il pleuve. Lorsqu’ils l’attachèrent et le placèrent au-dessus de la demeure en faisant le serment solennel de ne pas le détacher avant que ne tombe la pluie, il fut pris d’un état spirituel intense et il invoqua Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) tout en pleurant. Tandis qu’ils se trouvaient dans cette situation, il se mit à pleuvoir à verse d’une pluie abondante bien que le ciel était auparavant dénué de nuage et ils en restèrent abasourdis.

En le délivrant de ses liens, ils l’interrogèrent sur les raisons qui l’avaient poussé à dire de tels propos et il leur expliqua : « Quand nous avons parlé ensemble du manque de pluie, cette pensée survint dans mon esprit. J’ai alors placé une bonne opinion sur Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) par l’intermédiaire de Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) et j’étais intimement convaincu que si vous me faisiez cela, Allah vous abreuverait sans aucun doute et je n’étais plus conscient de moi-même jusqu’au moment de vous en informer. Puis lorsque vous avez exécuté mes propos, j’ai regretté amèrement ce qui est arrivé bien que les regrets ne me servent à rien, mais Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) valida cela et Louange à Allah. »

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe