Le Wali parfait et le connaissant relié, le détenteur des immenses grâces, Sidi Mohammed ibn 'Arabi El Madaghari (qu’Allah l’agrée). Il fait partie des élites parmi les compagnons de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui décrivait sa sainteté. Sidi 'Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) disait beaucoup de bien à son sujet et le déclarait comme un Connaissant d'Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté) ayant atteint le degré des Pôles (El Qotbaniya).

Lors d’une grande assemblée où il se trouvait, Sidi Mohammed ibn 'Arabi El Madaghari (qu’Allah l’agrée) fut questionné en jurant par Allah (qu’Il soit Glorifié et Exalté), sur la vision du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en état de veille. Il répondit (qu’Allah l’agrée) : « Oui je l'ai vu, mais si ce n'était pas par crainte d'Allah, je ne vous en aurais point informés. » Il ajouta (qu’Allah l’agrée) : « La première fois que j'ai vu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), je me trouvais dans un jardin à tel emplacement dans le désert. Un homme m'attrapa par derrière et m'étreignit, je me retournai alors et vis qu'il s'agissait du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) qui me souriait. Je n'avais jamais vécu un meilleur moment que celui-là et il m'est plus cher que ce bas-monde et ce qu'il contient. »

Il est rapporté également à son sujet qu’il décida un jour de faire son pèlerinage et de visiter le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), mais pendant la période des préparatifs pour son voyage il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) en rêve qui lui dit : « C'est moi qui te remplacerai pour le pèlerinage, car dorénavant tu ne dois plus quitter cette ville.» À son réveil, son cœur était rempli d’un intense désir d'aller à cet endroit béni et malgré les propos du Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) il décida de s’y rendre. Lorsqu'il sortit de la ville dans l'intention d'accomplir son pèlerinage, il vit le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) le soulever de sa monture et le déposer à terre en lui déclarant : « Ne t'avais-je pas dit que j'étais ton remplaçant ? » Puis, il le ramena chez lui. Depuis ce jour, il n'a jamais quitté sa ville jusqu'à son décès, qu'Allah lui fasse miséricorde.

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe