Le savant à la connaissance pluridisciplinaire, le juriste équitable dans le jugement à travers la loi d’Allah, Abou ‘Abdallah Sidi Mohamed Ibn Ahmed El Jabary (qu’Allah l’agrée), le Qadi du Qasr Sa’id. Il faisait partie de l’élite des élites parmi les compagnons de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), de ceux qui ont bu à son bassin, qui étaient installés sous son ombre et qui ont trouvé refuge dans sa grande valeur, se joignant à son honneur élevé jusqu’à ce que chacun parmi eux ait atteint la perfection et davantage. Il est également parmi les dix compagnons qui ont obtenu la garantie d’accéder à la Grande ouverture comme Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) l’avait informé.

On rapporte que lorsqu’il était Qadi au Qasr Sa’id, on lui avait raconté qu’une personne parmi les gens du livre s’était convertie à l’islam, que depuis sa conversion elle avait accès au dévoilement (moukachafa) et cela provoquait un étonnement auprès des gens. Afin de vérifier la véracité de cette information, il a décidé de le rencontrer et s’est donc dirigé vers lui en dissimulant sa pensée. Lorsque l’homme en question aperçut Sidi Mohamed Ibn Ahmed El Jabary (qu’Allah l’agrée) il lui dit : « Bienvenue à notre maître le Qadi, certainement tu veux ceci et cela […] » et il l’informa de son intériorité ce qui étonna notre personnage, puis il ajouta : « Maintenant si tu veux quelque chose, visite Sidi Boughaleb ».

Ensuite Sidi Mohamed Ibn Ahmed El Jabary (qu’Allah l’agrée) reparti avec la confirmation sur le dévoilement de ce nouveau converti. En revanche, il pensa que son dévoilement était incomplet, car s’il l’était il ne lui aurait pas ordonné une visite en dehors de celle de son Cheikh puisqu’il était Tidjani de voie et que toute visite des saints morts ou vivants en dehors du cadre de la Tariqa est interdite.

Pendant qu’il réfléchissait à cela sur le chemin du retour, il entendit crier ce nouveau converti : « Ô Sidi ! Ô Qadi ! Sidi Ahmed Tidjani m’est venu à l’instant et il a menacé de me frapper la tête avec une pioche tout en me disant : « De quel droit ordonnes-tu à mon compagnon de visiter les autres !» Et maintenant évite, ô maître, de visiter une autre personne en dehors de Sidi Ahmed Tidjani, le possesseur de la pioche ! »

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe