Le lettré de son époque, l’unique en son temps à la raison prédominante, au mérite éclatant et qui a tiré les lumières les plus parfaites de la Connaissance ; Sidi Hajj Taleb ibn ‘Arbi El Labar (qu’Allah l’agrée). Il était revêtu du plus beau manteau de la piété et les élites, tout comme le commun, le contemplaient avec estime. Il a pris la Tariqa dans sa jeunesse et Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) l’aimait beaucoup. Il faisait également partie des plus éminents poètes de la Tariqa.

Notre personnage était un professionnel dans le commerce et il accomplissait beaucoup de bien. Il envoyait son argent personnel aux frères pour qu’il soit utilisé dans les dépenses de l’agrandissement de la Zaouiya ou dans d’autres achats. Il est décédé à l’approche de l’an 1265 de l’hégire à Gênes en Italie. Le pieux Wali Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) était extrêmement attristé par le fait que ce dernier fut mort dans ce pays qui ne faisait pas partie d’une contrée de l’Islam alors qu’il était parmi les personnes les plus aimées de Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret). Cependant, il fit un songe qui le soulagea entièrement sur ce sujet.

En effet, il vit Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui lui disait : « C’est vous qui dites que Taleb El Labar est mort en pays chrétien alors qu’il est là auprès de moi, regardez-le »Seïdina Ahmed Tidjani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) se leva et effectivement, notre personnage se trouvait sous ses bras. Sidi ‘Arbi ibn Sa-ih (qu’Allah l’agrée) se réveilla alors heureux et joyeux en raison de ce songe qui le rassura.

Zaouiya Tidjaniya El Koubra d’Europe