Il fait partie des Mouqadem particuliers de Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) qui eurent l’autorisation de transmettre les oraisons de cette Tariqa Mohamediya à son époque. Il était élevé auprès de lui à une place respectable et cela en raison de son amour, de sa compassion et de son enracinement dans cette Tariqa.

Il est l’un des méritants dont la station s’est heurtée à la station de Sidi Mohamed ibn Mechri (qu’Allah l’agrée), et tous deux furent atteints de jalousie mutuelle excessive et d’une rude concurrence au point que cet état se propagea entre les frères à Boussemghoune et qu’ils se départagèrent en deux partis.

Lorsque cette information parvint à Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret), il leur demanda quelle en était la cause, ils lui dirent : « Mohamed ibn Abbas est jaloux d’ibn Mechri et ibn Mechri est jaloux de Mohamed ibn Abbas, la jalousie s’est alors répandue sur les partisans de chacun des deux ».

Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) leur a dit : « Mes compagnons ne sont qu’un, et celui qui me connaît, il me connaît seul ». Depuis lors, les frères furent unis comme un seul homme et cette jalousie se détourna d’eux. Bien entendu, il faut se garder d’avoir une mauvaise opinion d’eux, car ce sont des causes qui apparaissent pour éclairer sur le secret de l’éducation et du bon suivi.

Tous les habitants de Boussemghoune avaient un amour intense envers Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) à tel point que lorsque Seïdina (qu’Allah sanctifie son précieux secret) quitta le village, ils voulurent tous partir avec lui et abandonner leur région à cause de lui, ne désirant vivre que dans l’endroit qu’il aurait choisi.

Seïdina Ahmed Tijani (qu’Allah sanctifie son précieux secret) leur dit à ce propos :

« Sachez qu’un Wali ne quitte un endroit que si son cœur a changé vis-à-vis des habitants de ce lieu, tandis que pour vous, si je quitte votre lieu ce n’est pas pour cette raison, mais pour autre chose, car vos grands comme vos petits sont aimés auprès de moi, vous le serez toujours et si vous tous vous étiez dans un couffin sans prise pour le saisir, je vous prendrais dans mes bras et je traverserai ainsi le Pont Sirat ».

Ensuite, il leur ordonna de rester dans leur ville et ils se conformèrent à son ordre.

Recherche et Traduction par la Zaouiya El Koubra d’Europe